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Les îles estuariennes

Aujourd’hui, cinq îles (Patiras, Nouvelle, Paté, l'île Verte et Margaux) évoluent au gré du fleuve, en perpétuel mouvement par le jeu des courants issus des marées. Exploitées à des fins viticoles à partir de la fin du XIXe siècle, ces îles ont d’abord été endiguées, puis cultivées et peuplées. De véritables villages y sont édifiés afin de loger les nombreux ouvriers viticoles. La surproduction viticole au début des années 1960 marque la fin de cet âge d’or : les vignes sont remplacées par des cultures nécessitant moins de main-d’œuvre, amplifiant l’exode rural et le dépeuplement des îles.

Formées des sédiments déposés, lors des crues, sur les hauts fonds sableux, les îles ont une vie mouvementée. Trompeloup qui s’abîme doucement dans les flots, Patiras, figure de proue sur l’Estuaire, l'île Nouvelle et l'île Bouchaud qui ne font plus qu’une, l'île Paté accueillant le Fort du même nom, la Grande île ou île Verte, formée de l'île Verte, de l’île Cazeau et de l'île du Nord, l'île Margaux. Au chapitre des naissances, l'île de Plassac qui se végétalise et la nouvelle île de Cordouan, près du phare, aux portes de l’Estuaire, dont le nom fait écho à l'île Nouvelle et trahit la propension des îles à apparaître et disparaître.

Détenues, selon les cas, par des exploitants agricoles, des propriétaires privés, le Grand Port Maritime de Bordeaux, le Conservatoire du Littoral, ces îles doivent s’inventer aujourd’hui un nouvel avenir fondé en partie sur le tourisme.

Situation géographique